Comment se donner les moyens de ne pas échouer ?

échouer pour gagner en confianceDans une société qui prône la Réussite, scolaire, professionnelle, médiatique… comment se donner les moyens de ne pas échouer ? Voici 3 recommandations infaillibles, si vous ne voulez pas faillir !

1ère recommandation : Bannissez de vos attributs le vocabulaire et les comportements nuisibles : Préconisation, Décision, Action…

2ème recommandation : Valorisez votre inertie avec les éléments de langage adéquats : Procrastination, Perfectionnisme, Consensuel… (C’est tendance…)

3ème recommandation : Pour évacuer le stress et résister à la pression, accordez-vous quelques exercices physiques (A répéter régulièrement en cours de journée et à l’approche de tout malotru osant vous demander votre avis ou pire encore d’intervenir) : Tourner en rond, Tourner autour du pot… sans hésiter à Tourner casaque !

Si malgré sa pertinence, cet article ne vous a pas convaincu, alors Osez prendre le risque d’échouer pour Oser Réussir !!!

Pour ce faire, empruntez une autre voie (suivez le fléchage : voix intérieure). Nous sommes le personnage dont nous racontons l’histoire… Quand pour se raconter, à soi ou aux autres, nous nous focalisons sur nos déconvenues, nos échecs, nous fabriquons un perdant, une victime, un anti-héros.

Que serait la carrière de Ronaldo si (Messi) au moment d’ajuster son tir s’il se remémorait le nombre de ballons qu’il a envoyés au-dessus de la cage du gardien ? Est-ce que Nadal se focalise sur toutes les balles qu’il a sorties du cours au moment de servir ? Que se racontent-ils ? Que retient-on d’eux ?

L’idée n’est pas de nier l’échec mais bien au contraire de l’intégrer dans notre histoire de vie car comme dans tout bon storytelling, il a pour vertu de symboliser l’adversité et par là-même de nous aider à prendre conscience notre capacité à surmonter les embûches semées (immanquablement) sur notre chemin…

Moralité : A condition de ne pas s’échouer, échouer est bon pour la confiance 🙂

Vœux 2018 : N’oubliez pas d’être heureux

De temps en temps, il est bon d’arrêter notre quête du bonheur

et d’être tout simplement heureux

Guillaume Apollinaire

Quand la parole éveille la conscience …

… le verbe oriente l’émotion

Explication en images (c’est une métaphore, ne cherchez pas le pop-up).

Tous les jours dans votre métier de manager, vous prenez des décisions (pas toujours faciles, il faut bien le reconnaître). Pourtant, ces décisions ne prennent leur valeur qu’au moment où elles se traduisent dans l’action, la vôtre et celle de votre équipe.

Pour que votre équipe passe à l’action, vous disposez de moyens coercitifs, qui comme leur nom l’indique, sont plus que moyens.

L’autre alternative qui se présente à vous est de faire œuvre de générosité : vous partagez votre décision et vous partagez les éléments qui vous ont conduit à la prendre.

C’est à ce stade que les choses se gâtent pour certains d’entre vous : « Comment ? Mais je n’ai pas à me justifier ! » Voire même pour d’autres encore plus déstabilisés par la suggestion : « !!! »

Et c’est là que le choix du verbe intervient…

Si lorsque vos équipiers vous interpellent, vous questionnent, vous considérez qu’ils vous demandent de vous justifier, effectivement, vous êtes mal (« On est mal patron », et pas uniquement chez Lidl). Vous percevez leurs questions comme une attaque, qui, plus est personnelle (devoir se justifier) et en bon petit soldat, pour la contrer, vous adoptez une position défensive. (« Là, on est vraiment mal, patron »).

Si a contrario (excusez ce juridico-latinisme, clin d’œil adressé à Magali et Mathias, croisés à la Grande Arche), vous considérez que leurs questions et interrogations sont l’émanation de leur besoin de compréhension, vous enfilez votre costume de manager pédagogue et vous expliquez. A savoir, vous déroulez les tenants (les éléments sur lesquels votre raisonnement s’est construit) afin de rendre intelligibles les aboutissants (votre décision et les conséquences escomptées).

Expliquer n’est pas justifier, expliquer c’est rendre intelligible et se donner la chance d’être compris. Compris ?