Comment se donner les moyens de ne pas échouer ?

échouer pour gagner en confianceDans une société qui prône la Réussite, scolaire, professionnelle, médiatique… comment se donner les moyens de ne pas échouer ? Voici 3 recommandations infaillibles, si vous ne voulez pas faillir !

1ère recommandation : Bannissez de vos attributs le vocabulaire et les comportements nuisibles : Préconisation, Décision, Action…

2ème recommandation : Valorisez votre inertie avec les éléments de langage adéquats : Procrastination, Perfectionnisme, Consensuel… (C’est tendance…)

3ème recommandation : Pour évacuer le stress et résister à la pression, accordez-vous quelques exercices physiques (A répéter régulièrement en cours de journée et à l’approche de tout malotru osant vous demander votre avis ou pire encore d’intervenir) : Tourner en rond, Tourner autour du pot… sans hésiter à Tourner casaque !

Si malgré sa pertinence, cet article ne vous a pas convaincu, alors Osez prendre le risque d’échouer pour Oser Réussir !!!

Pour ce faire, empruntez une autre voie (suivez le fléchage : voix intérieure). Nous sommes le personnage dont nous racontons l’histoire… Quand pour se raconter, à soi ou aux autres, nous nous focalisons sur nos déconvenues, nos échecs, nous fabriquons un perdant, une victime, un anti-héros.

Que serait la carrière de Ronaldo si (Messi) au moment d’ajuster son tir s’il se remémorait le nombre de ballons qu’il a envoyés au-dessus de la cage du gardien ? Est-ce que Nadal se focalise sur toutes les balles qu’il a sorties du cours au moment de servir ? Que se racontent-ils ? Que retient-on d’eux ?

L’idée n’est pas de nier l’échec mais bien au contraire de l’intégrer dans notre histoire de vie car comme dans tout bon storytelling, il a pour vertu de symboliser l’adversité et par là-même de nous aider à prendre conscience notre capacité à surmonter les embûches semées (immanquablement) sur notre chemin…

Moralité : A condition de ne pas s’échouer, échouer est bon pour la confiance 🙂

Comment bien réussir son burn-out ?

Nier son burn-outRéussir son burn-out n’est pas donné à tout le monde, ces quelques conseils vous aideront à accéder à cette expérience enflammante.

Programmer les drivers de performance : Imprégnez-vous toute la journée (mais aussi nuitamment) de messages hautement mobilisateurs pour éviter qu’un éclair de lucidité vous fasse dévier de votre objectif :

  • Ton collaborateur n’arrivera jamais à traiter ce dossier ? Ne lui délègue-pas ! Prends le relai ! En plus, ça lui fera plaisir…
  • Dis « Oui » même si tu devrais dire « Non », de toute manière, des week-ends entre amis, des vacances plus longues, il y en aura bien d’autres
  • Tu ne peux pas décevoir ton chef, tes collègues, ton entourage… ? Sers les dents, tu as un si beau sourire !
  • Cesse d’écouter ton corps, il a besoin de repos ? il connaitra un jour le repos éternel… en attendant « Cours ! » « Dépêche-toi ! »
  • Et rappelle-toi : « Tu n’as pas le choix !!! » (*)

(*) Liste non limitative

Entretenir la flamme destructrice : L’immolation demande des efforts, de la vigilance, du courage, de la persévérance, le tout encapsulé sous une patine d’égocentrisme. Ah quel beau challenge que de décrocher son burn-out bien à soi !

  • Saturez votre espace-temps : L’accumulation des dossiers, nouveaux et à reprendre (c’est encore plus drôlement frustrant), favorise l’insomnie. Quelle aubaine ! Du temps en plus, pour en faire plus.
  • Savourez l’ambiance familiale en mode dégradé : Vous concédez à partager un moment de détente (en ayant usé et abusé les semaines précédentes de mille fallacieux prétextes, je vous fais confiance). Soyez vigilant : guettez le moindre dérapage pour provoquer la sortie de route. Ah décidément, vous faites des efforts pour être avec eux et ça ne va encore pas. Résultat : Drapez-vous dans votre dignité offusquée (modèle XXL idéal pour planquer votre tablette tactile) et partez-vous réfugier dans vos dossiers dangereusement en retard….
  • Fuyez le collègue authentiquement bienveillant : Malgré la propagande médiatique contraire, vous n’êtes pas à l’abri de le croiser dans les couloirs de votre société (ou à la machine à café qui vous tient lieu de fortifiant). Attention danger ! Si à la question : « Tu n’as pas l’air d’aller bien depuis quel temps ? », vous sentez les larmes vous picoter les yeux (signe que l’entreprise d’autodestruction est sur la bonne voie) partez d’un grand éclat de rire, technique de camouflage très efficace : dédramatisation, non-réponse, justification physiologique du larmoiement… Ouf, vous l’avez échappée belle, Bravo ! Quel talent !

Enfin, pour permettre à la Sécurité Sociale de disposer de quelques deniers supplémentaires pour fêter ses 70 ans, repoussez, jusqu’à la reddition du corps (mal de dos, ulcère, fracture de fatigue et autres réjouissances) toute rencontre avec un médecin. Il serait quand même dommage qu’il vous arrête alors que vous êtes quelqu’un de si indispensable dans votre entreprise !!!

Conseil : Comment avoir le moral ?

Mathiaux, Coaching… Marchez nu-pieds ! Aucun risque d’avoir le moral dans les chaussettes !!!