Les 9 ans de Ressource et Vous, Quoi de Neuf ?

Telles les 9 vies du chat, chacune des 9 années de Ressource et Vous est une métamorphose du quotidien.

Chaque rencontre, chaque challenge, chaque problématique est un pays neuf. Pas de routines, hors de question de faire du neuf avec du vieux !

De nos regards croisés (*), poser un œil neuf pour attiser la croyance flambant neuf des possibles et cimenter la confiance remise à neuf.

Nul besoin de passer par la preuve par 9 pour se convaincre que le coaching et son apport de sang neuf dopent, en toute légalité, les chances d’accéder à l’an neuf…

9 Millions de Mercis pour la fidélité que vous me témoignez depuis 9 ans 

(*) https://regards-croises.com/

Comment se donner les moyens de ne pas échouer ?

échouer pour gagner en confianceDans une société qui prône la Réussite, scolaire, professionnelle, médiatique… comment se donner les moyens de ne pas échouer ? Voici 3 recommandations infaillibles, si vous ne voulez pas faillir !

1ère recommandation : Bannissez de vos attributs le vocabulaire et les comportements nuisibles : Préconisation, Décision, Action…

2ème recommandation : Valorisez votre inertie avec les éléments de langage adéquats : Procrastination, Perfectionnisme, Consensuel… (C’est tendance…)

3ème recommandation : Pour évacuer le stress et résister à la pression, accordez-vous quelques exercices physiques (A répéter régulièrement en cours de journée et à l’approche de tout malotru osant vous demander votre avis ou pire encore d’intervenir) : Tourner en rond, Tourner autour du pot… sans hésiter à Tourner casaque !

Si malgré sa pertinence, cet article ne vous a pas convaincu, alors Osez prendre le risque d’échouer pour Oser Réussir !!!

Pour ce faire, empruntez une autre voie (suivez le fléchage : voix intérieure). Nous sommes le personnage dont nous racontons l’histoire… Quand pour se raconter, à soi ou aux autres, nous nous focalisons sur nos déconvenues, nos échecs, nous fabriquons un perdant, une victime, un anti-héros.

Que serait la carrière de Ronaldo si (Messi) au moment d’ajuster son tir s’il se remémorait le nombre de ballons qu’il a envoyés au-dessus de la cage du gardien ? Est-ce que Nadal se focalise sur toutes les balles qu’il a sorties du cours au moment de servir ? Que se racontent-ils ? Que retient-on d’eux ?

L’idée n’est pas de nier l’échec mais bien au contraire de l’intégrer dans notre histoire de vie car comme dans tout bon storytelling, il a pour vertu de symboliser l’adversité et par là-même de nous aider à prendre conscience notre capacité à surmonter les embûches semées (immanquablement) sur notre chemin…

Moralité : A condition de ne pas s’échouer, échouer est bon pour la confiance 🙂

Nourrir son Ego…

Ressource et VousRetour sur une tablée hétéroclite (politique, sportive et entrepreneuriale) réunie par l’Esam de Lyon pour disserter, partager et disséquer la place de l’Ego dans la réussite.

Hétéroclite mais renforçant la conviction que lorsque chacun (quelle que soit son aura médiatique) est respectueux de la parole et des émotions de l’autre, le fleuret moucheté se substitue (avantageusement) aux couteaux tirés.

La conscience de sa propre valeur n’est pas plus innée que constante. Elle se construit dans le regard de l’autre, dans ses encouragements, dans l’accueil de sa gratitude. L’Ego se nourrit de la réussite, de la victoire du Grand Soir et des petites victoires du quotidien. C’est un don de l’autre, mais pas que…

Pas que… car encore faut-il (aussi) avoir le courage de se faire violence pour sortir de sa coquille, pour réaliser ce que nous n’avons jamais fait (ou pire encore :)) pour reprendre une action dans laquelle nous avons précédemment échoué.

Quand notre Ego est piqué au vif, il bouillonne de justifications toutes aussi plus ingénieuses qu’auto-indulgentes : c’est la faute aux sondeurs qui manipulent les électeurs, c’est la faute au directeur de campagne, au sélectionneur sportif, c’est la faute au hiérarchique qui ne sait pas (ou sait trop bien) reconnaitre ma valeur pour m’accorder cette promotion tant méritée…

Ce stade (à géométrie variable d’un individu à l’autre) est nécessaire pour permettre à la colère, à l’amertume, à la déception de s’évacuer. Le dépasser, c’est grandir. L’Ego piqué au vif est alors un aiguillon qui pousse à agir, non pas pour satisfaire à de basses manœuvres vengeresses (j’ai dit grandir !) mais pour mériter l’estime d’autrui.

Je terminerai cet article en l’illustrant avec l’expérience de Paul.

Paul, au tout début de sa vie active, rejoint l’entreprise industrielle dirigée par son beau-père. Quelques mois plus tard, ce dernier succombe à une crise cardiaque et Paul se retrouve à la tête de la société.

Peu coutumier des bars du village, un soir pourtant alors qu’il prend un verre avec un ami, il surprend la conversation qui anime l’assemblée. C’est certain ce jeunot, que personne ne connait, va sous peu conduire l’entreprise familiale à sa perte. Paul sort du bar sans rien dire mais emportant avec lui cette flèche décochée à son amour-propre.

Cette remarque blessante a toujours aiguillonnée son Ego, que ce soit dans les phases de réussite comme dans les phases plus compliquées, qui sont le lot de l’entreprise (précision à destination de ceux qui l’ignorent encore). Trente ans plus tard, Paul n’hésite pas à remercier ces anonymes d’un soir qui font qu’aujourd’hui, il passe le relai, d’une entreprise prospère, à son fils.