Comment enthousiasmer ses équipes ?

L’objectif ambitieux d’enthousiasmer ses équipes implique un minutieux travail préparatoire autour de 3 axes fondamentaux

  • Nommez à la tête de votre organisation un manager à sang froid, doté d’une foi inusable dans la supériorité de sa pensée unique et sachant alterner communication tyrannique (envers ses troupes) et communication affable avec vous et votre garde rapprochée (Pas folle la guêpe)
  • Fermez les yeux sur les signes cliniques émis par ses lieutenants : indigestion quotidienne, (nuits et week-ends compris) liée à l’absorption de couleuvres ou usure sévère et prématurée de la langue (la botte est un animal rugueux)
  • Renouvelez-lui régulièrement votre confiance en acceptant les justifications de ses résultats exécrables : héritage de ses prédécesseurs (les hommes politiques n’ont rien inventé), archaïsme de l’organisation (il est bien connu que le centralisme favorise l’épanouissement des centres de profit), incompétence chronique des équipes (en particulier chez les individus dont le nombre de neurones leur interdit d’entrer dans le moule du bon petit soldat) et bien sûr l’aubaine d’une crise économique mondiale.

Ces différents ingrédients réunis, laissez fermenter entre 4 à 5 ans. Pas moins, sinon les facteurs-clefs qui ont cimenté la culture et la réussite de votre groupe (fierté d’appartenance, implication des collaborateurs à faire rougir plus d’un auto-entrepreneur, reconnaissance client…) pourraient être encore détectables dans un moment de lucidité.

Pas plus, car sinon vous seriez l’heureux dépositaire d’une Saint-Jacques sans sa noix (et sans aucune garantie de retour en grâce, même en empruntant le chemin de Compostelle).

A l’issue de cette période, riche en émotions à défaut d’être humainement riche :

  • Débarquez le manager (désignation dont nous pouvons, en l’espèce, relever l’ironie) en ayant soin de ménager l’effet de surprise (pas de signe avant-coureur de disgrâce)
  • Officialisez votre décision un lundi matin (autant bien démarrer la semaine)
  • Présentez un successeur aux antipodes du précédent (Vous n’êtes pas pour autant obligé d’aller le chercher en Nouvelle Zélande, le portrait en creux est chaudement recommandé !!!).

Eh là Bravo (Christine et les autres), vous avez su créer un merveilleux enthousiasme au sein de vos équipes(*).

(*) Toute ressemblance avec une situation particulière d’entreprise serait fortuite et involontaire… Quoique

Les rituels du début d’année

En cette période de restrictions, je n’avais qu’un voeu à vous adresser : Que tous les souhaits de Bonheur, Santé, Réussite, Prospérité (Jean passe et des meilleurs) que vos amis (et plus si affinités) vous présentent, se réalisent !!!

Par contre, pour me faire pardonner à l’heure des bonnes résolutions, je vous offre un petit présent… Avant de vous engager pour la nième fois sur des promesses qui ressemblent étrangement à celles de 2010, je vous invite à faire vôtre cette pensée de Jean de La Bruyère : « Il faut rire avant que d’être heureux, de peur de mourir sans avoir ri. »

Très belle année 2011

Manager : Prendre le temps de décider vite…

Le manager est un homme attendu. Attendu par son patron sur l’atteinte des objectifs fixés (ou négociés s’il s’agit d’un vrai grand patron). Attendu par son équipe sur sa capacité à décider vite (au passage aussi, sur son courage à assumer ses décisions, mais là c’est un autre sujet).

Chacun sait, dans sa sphère professionnelle comme personnelle d’ailleurs, que prendre une décision dans l’urgence ne rime pas souvent avec pertinence. Pourtant la réalité du monde de l’entreprise pousse le manager à prendre rapidement ses décisions.

Combien de temps le manager peut-il accorder à sa réflexion ? (… Un certain temps, Merci Fernand).

Deux facteurs (La Poste ne recule devant aucun sacrifice) entrent en jeu :

la confiance que lui porte son équipe. Le temps de réflexion sera soit assimilé à sa compétence (capacité à évaluer les enjeux) soit à une authentique tergiversation mettant à mal son statut de décideur et donc de manager.

L’intérêt qu’il porte, au quotidien, à chacun de ses collaborateurs et à son équipe (entité à part entière). Intérêt qui lui permet d’appréhender, en temps réel, les signaux forts et faibles, leviers ou freins à la réussite de l’option choisie.

Ainsi, la prise de décision sera d’autant plus rapide et pertinente que le manager aura anticipé l’urgence.

Comment ? En étant à l’écoute de tous les éléments de communication qui ne passent pas (et tant mieux) dans le workflow !!!