Comment gagner en Autonomie au Travail ?

La meilleure façon de gagner en autonomie, c’est de la prendre !

Quand vous demandez à votre manager si vous pouvez mener telle ou telle démarche, votre initiative devient sienne. L’autorisation qu’il vous donne absorbe (Gloups plus ou moins volontaire) votre contribution personnelle dans son action.

En cherchant son aval, vous trouvez sa permission et vous amputez d’autant votre capital « Confiance en Soi », votre force de proposition s’affaiblit

En cherchant son aval, vous cherchez à vous rassurer : « Suis-je dans le vrai ? » Question louable en soi mais peut-être un peu tardive

Si vous échangez régulièrement ensemble et si au cours de ces échanges, formels et informels, vous êtes attentif aux informations qu’il vous communique (pour les intégrer et comprendre son point de vue) votre initiative s’inscrira d’autant plus naturellement dans ses attentes.

L’autonomie ce n’est pas faire cavalier seul ! Même Lucky Luke (qui pourtant tire plus vite que son ombre) sait qu’il a besoin de Jolly Jumper, pour être rapide, efficace et s’épancher …

Il s’agit ici en l’occurrence de tenir informé votre manager des initiatives prises, des réussites et des difficultés rencontrées pour que les résultats obtenus deviennent aussi les siens et que de nouvelles actions puissent être initiées de part et d’autre.

L’autonomie au travail ne se confond pas avec l’indépendance, c’est une vision réaliste des interdépendances : Mon action (ou inaction ) a une influence sur le travail des autres et pour mener à bien mon action, j’ai besoin du travail des autres (et accessoirement, même si ça n’a rien d’accessoirede leur donner envie si ce n’est de m’aider, au moins, de ne pas m’entraver.

Alors pour ne plus demander l’aval (la position basse est peu adaptée à la prise de hauteur) souvenez-vous que l’autonomie ce n’est pas faire ce que l’on veut, c’est faire ce que l’on doit comme on le veut 🙂

Quand la quête de la performance tue la performance

DSCF5276Si vous avez pu échapper au casting du plus beau bébé (j’ai découvert avec effroi que l’élection du « Bébé Cadum » n’avait pas pris une ride depuis 1924), vous avez sans nul doute été confronté au « top » et au « flop » de la notation scolaire et aujourd’hui vous êtes dans les starting-blocks pour assister au nième séminaire de rentrée de votre entreprise, dédié (plus ou moins explicitement) à sa Performance.

Quoi de plus respectable pour une entreprise que de viser la Performance ? Sa finalité première n’est-elle pas de produire des moyens financiers suffisants pour éviter de se voir tailler des croupières par ses concurrents ? D’investir pour garder une longueur d’avance en Recherche & Développement ? De disposer d’un outil de production efficient ? D’avoir la capacité d’acheter auprès de ses fournisseurs ses matières premières, ses composants et autres prestations ? (n’oubliez pas le coaching) D’être attractive sur le marché de l’emploi et de fidéliser ses collaborateurs ?

Aujourd’hui dans sa course à la Performance, quand l’Entreprise se sent les jambes lourdes, elle diagnostique, rationalise, modélise, copie-colle des bonnes pratiques, forme ses managers. Nécessaires sans être pour autant toujours utiles, ces potions ont l’efficacité de la Jouvence de l’Abbé Soury tant que la connaissance ne se traduit pas en actes.

Et pourquoi me direz-vous, le savoir ne se transforme-t-il pas en actions ? Eh bien parce que … parce que tel Frankenstein croyant faire le bien, l’Entreprise croit pouvoir gérer la Performance de A à Z. La créature a échappé à son géniteur, l’Homme, pour devenir omniprésente, omnisciente.

Les valeurs humaines au mieux placardées dans les couloirs, l’Entreprise oublie, même si elle le prône, que les échecs sont tout autant formateurs que les réussites, elle oublie que le droit à l’erreur est le pendant de l’initiative (et réciproquement), elle oublie que l’Homme apprend à marcher en marchant.

Les pratiques, les procédures, les modèles n’atteignent la pertinence que par leur apprentissage, lorsqu’ils sont challengés, affinés, partagés, assimilés, intégrés dans le quotidien de travail. A défaut, ils demeurent à l’état de concept et l’Entreprise, avec ses artifices d’adhésion, est bien seule dans sa course à la Performance.

Pour une bonne année…

Prendre 12 mois complets (pas trop gros)

Les découper finement en journées

Ajouter une cuillère de Patience

Incorporer une (bonne dose) de Travail

Et un zeste de Courage

Dans un grand bol de Bonne Humeur

Mélanger (délicatement) de larges portions

De Respect, d’Optimisme et de Gentillesse

Incorporer aux journées

Décorer d’un Sourire, servir avec Amour

Et déguster avec Tendresse…