Certitude(s) et Risques Psychosociaux

Parler de sujets graves sans tomber dans le pathos, parler des RPS sans réinventer la lutte des classes, c’est le challenge relevé cette semaine avec un groupe (tonique et sympathique) d’ingénieurs Q.S.E que je remercie chaleureusement.

Peut-être que le lieu de cette formation, « La Défense », nous a protégé de ces travers…

Toujours est-il que l’expérience prouve, une fois encore, que pour ne pas sombrer dans la facilité du prêt à penser, il convient de se laisser guider par la certitude que la nature humaine est bien trop complexe pour réduire les relations sociales à une segmentation primaire (voire primitive) entre les « bons » et les « méchants ».

 » Pour avancer, l’homme a besoin de convictions. Pour grandir, il a besoin de les remettre en question…« 

Vœux 2017 : Tourner la page

Tourner la page, sans hâte, ayant appris que chaque chapitre lu nous rapproche de la fin du livre

Tourner la page, et tenir à distance les douloureuses émotions de 2016

Tourner la page, et laisser le cheminement de la pensée les adoucir en souvenirs

Tourner la page, incorrigible optimiste, dans l’espoir de découvrir des lignes enchanteresses

Tourner la page, et se dire que si le texte ne nous plait pas, libre à nous de lire entre les maux

Belle année à vous et n’oubliez pas d’être Heureux

Manager : la Tentation du Double Je

Françoise Mathiaux, CoachBien que les catalogues de jouets fleurissent déjà dans les boites aux lettres, je ne viens pas vous parler de vos emplettes de Noël…

Mon propos est d’attirer votre attention sur la tentation grandissante (au moins dans mes expériences de coaching sur cette année) des managers de jouer les équilibristes (sans référence à un quelconque candidat à la primaire) : Flatter son ego en apposant sa signature au bas de sa fiche de fonction de cadre (et prendre au passage la rémunération qui va avec) et Aimer être aimé par ses équipiers, quitte à porter mollement les décisions de l’entreprise, voire à les dénigrer.

Prendre et assumer ses responsabilités de manager, ce n’est pas être un « bon petit soldat » qui obéit aux ordres tout simplement parce que ce sont des ordres (il semblerait d’ailleurs que ce personnage ait déserté les rangs même de nos armées…). Prendre et assumer ses responsabilités de manager, c’est se donner les moyens de comprendre la décision de son entreprise, c’est-à-dire oser interroger, oser partager son point de vue, oser exprimer ses réserves auprès de sa hiérarchie. Prendre et assumer ses responsabilités de manager, c’est alors faire en sorte, sans pas de côté, que le résultat attendu soit atteint. Si votre adhésion à la décision est ambiguë, comment pourrait-elle être mobilisatrice pour votre équipe ?

Et si la tentation du double Je (Je suis manager, Je suis des vôtres, vous mes équipiers) était un remake de l’animal social d’Aristote ? Serait-ce parce qu’il ne se sent pas (ou plus) appartenir à la Direction de l’entreprise (car de moins en moins dans le secret des Dieux) que notre manager cherche à satisfaire son besoin d’appartenance auprès de son équipe quitte à avaler ses responsabilités ? Danger pour l’Entreprise qui saborde le pilier Loyauté, Danger pour le manager car si vous ne prenez pas votre place, d’autres sauront se l’attribuer….