Ressource et Vous : 6 ans et l’envie

6 ans de coaching« Alors Envie ? Envies ? En Vie !!! », c’était la conclusion du post anniversaire de Ressource et Vous l’an dernier. Conclusion ou plutôt prophétie car cet exercice comptable (et exercice physique à l’envi) s’est déroulé sur un rythme effréné.
52 semaines sans beaucoup de week-ends et encore moins de congés mais un souffle, une énergie, un enthousiasme renouvelés par de belles rencontres dans des univers aussi insolites qu’hétéroclites, du monde des Ehpad, à celui des institutions paritaires ou monastiques, en passant par le big-data
Même si mon esprit (un peu) cartésien refuse de s’égarer plus avant sur le chemin tortueux de la symbolique, il est bon cependant de rédiger cet article à la veille de l’Ascension 🙂
Envie, pour clore ce texte de te dire Sylvie que pour tous tes amis aimants, tu resteras, en vie, dans nos heureux souvenirs.

Co-développement ou Comment grandir ensemble

7 ans de coaching avec Ressource et VousJ’ai envie de partager avec vous une expérience que je mène régulièrement avec des groupes de managers et cadres dirigeants. L’approche s’appuie sur les techniques du co-développement, agrémentées d’une touche personnelle (ce n’est pas pur hasard que d’avoir choisi d’exercer en libéral…).

Histoire de choquer les puristes intégristes, je comparerai le co-développement à l’auberge espagnole. Chacun vient avec son vécu, sa culture, ses convictions dans un espace de rencontre et de partage, pour vivre une aventure commune.

Le parallèle s’arrête là. Cédric Klapisch peut remballer sa caméra, le processus (structuré et minuté) évite que ne s’instaure un « joyeux b….l » même si le plaisir, la convivialité et l’humour sont des hôtes incontournables (tristes puristes intégristes, s’abstenir).

Dans le silence attentif et bienveillant de ses pairs, chaque membre du groupe, composé de 6 à 8 participants, expose, à tour de rôle, sa problématique, son ressenti, ses objectifs.

Aussi claire et limpide que soit la présentation, intervient ensuite la phase de clarification. La profusion des questions « oblige » l’exposant à écouter les questions qu’il ne se pose plus, à approfondir les éléments de contexte, à affiner les traits des acteurs en présence. Le questionnement l’interpelle sur ses représentations, forgées dans les croyances, les évidences, les habitudes.

A cette étape, la tentation est grande pour les pairs (de materner) de prodiguer conseils, suggestions et autres douceurs. Le « Non » est catégorique, c’est même un « Niet » (Poutine sors de ce corps !). Pas question d’échafauder des solutions sans avoir passer au crible toutes les causes potentielles.

Quand les questions sont épuisées (mais pas totalement les participants, il faut savoir prendre soin de ses clients), la séquence créativité peut débuter. Chacun apporte sa contribution, tirée de son expérience, de son ressenti, de sa vision. Dans la richesse des suggestions, l’exposant fait son marché, il prend ce qu’il se sait en mesure de mettre en œuvre et construit (en direct live) son plan d’action.

En guise de promenade digestive, chaque participant laisse libre cours à ses impressions et partage ce qu’il a retenu de l’expérience collective. J’apporte une dernière touche personnelle en agrémentant le cheminement par des éclairages pédagogiques, en proposant des modèles et outils que chacun pourra glisser dans sa boite à outil de Manager.

S’enrichir à moindre coût

Ressource et VousDernier post en date du 8 Septembre, c’est le prix à payer pour une période de temps chaud chaud chaud et tant pis si ce n’est pas la technique la plus pertinente pour optimiser le référencement sur Google.

Je profite. Je profite de cette période propice pour thésauriser à outrance, consciente que l’activité est branchée sur courant alternatif…  J’accumule, je capitalise, j’amoncelle, j’amasse et autres synonymes associés. Serai-je sur le chemin de la déclaration à l’ISF ? Que nenni, la route est longue et comme je ne l’emprunte pas, j’ai peu de risques de toquer à la porte du Cerfa 11284*15…

Ma fortune, je la construis sur la multiplicité et la diversité des rencontres, la densité d’un regard, la fugacité d’un sourire, la complicité silencieuse ou riante, la communion de pensées (plus ou moins avouables mais si savoureuses dès qu’elles sont partagées).

« Complicité », un mot que j’affectionne chaque jour un peu plus. Un état magique où chacun va au-delà de soi-même pour rencontrer l’autre, sur un territoire d’émotions, de « lâcher-prise ». Un territoire où chacun s’autorise à redécouvrir l’humanité qui est en lui, où chacun s’autorise à découvrir l’humanité qui est en l’autre.

Ce bonheur, d’une fraction de secondes à quelques heures, nous rappelle que l’homme est un animal social qui a le pouvoir (et la responsabilité) de dompter le loup qui sommeille en lui. Croyez-moi, c’est fort réconfortant dans une époque où même les clowns ne sont plus forcément drôles…