Instinct de survie ou évaluation réaliste de mes limites, j’ai ces derniers temps remisé la plume (à fond de cale) pour concentrer toute mon énergie pour surfer sur la vague d’une activité débordante.
Profitant du débrayage citoyen, je sors de l’isolement (et de l’isoloir)pour partager avec vous ces moments fugaces (mais oh combien chaleureux)qu’offre la rencontre magique avec les hommes et les femmes quand ils se souviennent qu’ils sont avant que d’être un métier, un statut social, un signe extérieur de richesse, un âge, une conviction politique ou religieuse (et autres étiquettes) un être humain.
Lâcherla représentation que l’on a de soi, lâcher l’image que l’on veut donner de soi, lâcher ses croyances, ses certitudes. Moment magique où l’on s’accorde la permission (ou prend le risque)de fermer les yeux pour laisser monter la confiance, confiance en soi, confiance en l’autre…
Fermer les yeux pour mieux ressentir ses émotions, ses contradictions, ses envies. Fermer les yeux pour venir à la rencontre de l’autre, de son expérience, de ses paradoxes, de son humanité.
Fermez les yeux pour mieux les ouvrir, enrichi d’un regard différent.
Ayant déserté les rayonnages du pâtissier sous la pression des nutritionnistes, la tarte à la crème s’étale sur les rayons de la littérature managériale. L’abondance et la variété des ouvrages, au musc épicé du changement, frôlent l’indigestion malgré l’inventivité des parfumeurs.
Questions : Si le changement était une particularité de notre époque, aurions-nous gagné en habileté pour allumer notre Marlboro avec un silex ? Les pigeons voyageurs seraient-ils en nombre suffisant pour assurer le transport de nos mails à travers le monde ? La production du papyrus serait-elle assez conséquente pour calculer la trajectoire de Rosetta ?
Ne serait-il pas plus simple (et plus responsable en consommation d’énergie) de considérer que le changement fait partie aujourd’hui intégrante de notre univers ? Avec, je vous l’accorde, une seule concession, l’accélération de ses cycles.
Partant (pas trop loin)de ces deux postulats, il fait quoi le manager ? Il pleure ? Il déplore ?
Le manager allergique à l’étiquette du « vieux con qui dit toujours c’était mieux avant» utilise les attributs que lui ont conférés la nature et sa nature. Il utilise ses 5 sens : il regarde (et lit sans s’endormir sur ses lauriers), il écoute (et pas seulement son point de vue), il sent et goûte (en expérimentant) pour développer son intuition (6ème sens).
Ainsi, à peine entamée l’intégration de la génération Y dans ses équipes, ce manager, s’intéresse déjà à la nouvelle déferlante de leurs frangins/frangines : les Z. Et plutôt que d’édifier un nième mur des lamentations, ce manager s’interroge déjà sur comment capitaliser(rappel : nous sommes dans le monde de l’entreprise, ce n’est pas un gros mot) sur les attentes de ces jeunes de moins de 20 ans qui ne demandent qu’à connaitre : une entreprise plus confiante(moins fliquante, mieux contrôlante), agile(pas d’innovation sans droit à l’erreur), humaine(dans ses actions internes et externes), un management horizontal(Adieu mille-feuille, sale temps pour le pâtissier), égalitaire(les différences naissent du mérite), flexible(stop aux rigidités organisationnelles et aux codes amidonnés), une entreprise ouverte sur le monde(Bonjour les terriens !) et porteuse de sens(l’entreprise peut donner un sens à la vie des Z, bonne nouvelle pour une génération facilement taxée de flemmarde).
Colère ! Colère face à la barbarie, à la lâcheté, à la connerie. Colère contre ces ectoplasmes décérébrés qui croient pouvoir imposer par la peur, par les armes, leur pensée unique, ou unique pensée. Considérer crayon, papier, dérision, impertinence comme des menaces, n’est-ce pas une marque flagrante d’incroyance ?
Fierté ! Fierté d’appartenir à ce peuple viscéralement attaché à ses valeurs républicaines. Un peuple qui n’attend pas qu’une pseudo haute autorité (religieuse ou politique) lui assène « Indignez-vous ! » pour, spontanément, mettre de côté ses querelles intestines et se rassembler. Fierté d’appartenir à un peuple d’insoumis, un peuple de résistants, unis pour défendre la liberté, la liberté de conscience, la liberté d’expression.
L’obscurantisme a perdu une nouvelle bataille. Vous n’avez pas tué Charb, Cabu, Wolinski, Tignous, Oncle Bernard et leurs comparses, vous les avez immortalisés.
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