Ressource et Vous fête ses 4 ans

Si dans un couple l’amour dure trois ans, celui que je forme avec Ressource et Vous depuis quatre années aujourd’hui n’a rien perdu de son enthousiasme et de ses promesses.

Quatre ans de rencontres, de découvertes, de défis. Chaque nouvelle mission déclenche un doute inédit, suscite une authentique prise de risques, encourage une nième remise en cause. Ce cocktail d’émotions est le plus tonifiant que je n’ai jamais bu (et pourtant…).

Merci à vous chers clients, ce sont vos dossiers qui, au fur et à mesure, tracent le chemin de Ressource et Vous. Ce sont vos recommandations (bon pour le business et bon pour l’ego…) qui me donnent toujours plus de cœur pour le parcourir.

Message perso : Bon anniversaire D07 🙂

La transgression bienveillante

Hommage à un représentant de l’Ordre Public rencontré il y a un mois et demi.

La forêt, repaire de la faune sauvage et des amoures clandestines, camoufle aussi une magnifique paire de jumelles. Bingo, des gendarmes, peu engagés dans la traditionnelle chasse aux œufs du lundi de Pâques, m’intiment l’ordre de faire escale auprès d’eux. La transgression a ses limites, j’obtempère.

Le chef se précipite (sans excès de vitesse) et me pose la question de circonstances :  « Vous savez pourquoi nous vous arrêtons ? ».

La date du jour me donne l’occasion d’adopter le registre de la sympathie : « Deux solutions, soit j’allais un PETIT PEU trop vite soit, comme nous sommes le 1er avril, c’est une blague».

La 1ère hypothèse ayant été retenue, le chef et moi conversons pendant que ses complices rédigent le procès-verbal.

Interrogatoire bienveillant sur mon activité, échanges autour du plaisir qui prime sur la recherche du profit (confirmé par le regard croisé que nous posons sur ma Lamborghini Modèle Clio Série 2005), mais aussi sur la difficulté, même en uniforme galonné, de manager aujourd’hui.

Hélas, la promptitude de ses collègues mit fin à nos batifolages. Sans rancune (jouer suppose d’accepter de perdre), je saluai tout l’équipage.

Hommage à vous brigadier pour cette transgression qui fait que la facture ne m’est pas parvenue. Hannah Arendt aurait été fière de vous, vous qui avait pris la liberté de transgresser la règle pour apporter une petite dose d’humanité (à 90€ et 2 points…).

Manager avec affect et Manager par l’affect

A la demande générale (ou tout du moins celle de Jules), je m’extirpe de la caverne où je me suis réfugiée ces dernières semaines pour écrire cet article sur la différence entre Manager avec affect et Manager par l’affect, dans le prolongement du post précédent : Management fusionnel.

Il faut dire que je n’éprouve aucune culpabilité à prendre quelques libertés avec les échéances professionnelles que j’ai à tenir car le client pour lequel mes nuits se confondent avec le jour (n’en déplaise à Platon) a marqué une forte réticence quand j’ai tenté de le convaincre (le pessimisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté) qu’un manager devait aimer ses équipiers.

Joli paradoxe de la langue française et de notre société où « Aimer ses collaborateurs » suscite une réaction de peur alors qu’ « Aimer le chocolat » suggère le plaisir (vous pouvez remplacer le chocolat par la soupe, ça fonctionne aussi).

L’Entreprise qui s’engage sur la voie de l’épanouissement professionnel, du bien-être au travail, de la motivation de ses salariés, est-elle tant éloignée de la définition de Leibniz : « Aimer, c’est se réjouir du bonheur d’autrui » ?

Quand un cadre manage avec affect, il intègre dans la mise en place de son organisation, dans le déploiement de ses objectifs, dans sa prise de décision, dans sa communication, dans sa posture, la dimension humaine.

Quand le cadre manage par l’affect, il donne à penser à ceux qui peuvent lui servir qu’il les aime, mais ce qu’il aime c’est exclusivement lui, son statut, ses prérogatives, son pouvoir.

Pour être un manager accompli, « Osez Aimer » vos équipiers.