Nous sommes tous des « Laure Manaudou »

Nous sommes tous des « Laure Manaudou » en puissance, tous dotés de talents reconnus ou cachés.

Le talent ne grandit pas sans volonté.

Volonté de vivre sa vie même si le talent nous entraîne sur un chemin serpentant au loin du conformisme. Volonté de cultiver  son talent en répétant chaque jour, sans exception, ses fondamentaux.

Pas forcément gratifiant d’enchainer au quotidien les longueurs dans une piscine désertée ou de préparer son argumentaire commercial au volant de sa voiture société (même si c’est un Picasso !!!).

Qu’importe ! L’énergie, la créativité, la confiance en soi sont transcendées par la sacro-sainte motivation. Le talent se nourrit, naturellement, sans souffrance, dans le dépassement de soi.

Le talent grandit dans la reconnaissance de l’autre. Il s’étiole quand l’autre, entraineur ou manager, l’instrumentalise pour satisfaire sa propre (au sens figuré uniquement) réussite.

Le talent se nécrose dans l’adversité, il ne s’acclimate pas à la pression extérieure.

Alors comment protéger le talent ? Rendez-vous de ce pas (évitez celui de l’oie,  ce n’est pas un jeu) dans une bonne librairie. Des formules, plus ou moins ésotériques peuplent ses rayons « Management ».

Vous pouvez aussi juste à côté du talent faire pousser une plante en voie de disparition (il semblerait que le réchauffement climatique ait refroidi les relations humaines) : le Plaisir.

Promotion interne : Bravo… Danger…

La situation économique étant ce qu’elle est, nombre d’entreprises ont gelé leurs embauches.

Pourtant, l’activité, même au ralenti, se poursuit. Des projets émergent, des postes se libèrent, à défaut de se créer.

C’est une belle opportunité pour le salarié qui tourne en rond (souvenez-vous, il a fait le tour de son poste) depuis quelques mois pour ne pas dire quelles années, de sortir de son bureau et de toquer à la porte du DRH.

Reconnaissons que ce dernier peut bien évidemment aussi prendre l’initiative de traverser le couloir, d’autant plus souvent d’ailleurs qu’il aura initié une véritable politique de ressources humaines, attentive à la richesse humaine de l’entreprise.

Pourtant, même si a priori, chacun trouve son compte dans cette solution, elle n’est pas sans danger pour le promu comme pour l’entreprise.

Le péril est accentué si la promotion concerne une fonction managériale.

Un échec se traduira nécessairement par des conséquences humaines.

Le promu aura rarement une planche de salut. S’il a bénéficié d’une promotion, c’est bien qu’il avait de la valeur pour l’entreprise, non ?

Son équipe, ou ce qu’il en sera advenu, sera nécessairement déstabilisée, voire démotivée et cela même, ne soyons pas utopistes, si elle a pu avoir une part de responsabilité dans le résultat final !!!

Bien que nous puissions le rêver, nous ne vivons pas dans un monde de philanthropes, les performances commerciales et donc économiques seront, elles aussi, impactées par l’échec.

Doit-on pour autant bannir la promotion interne ? Bien sûr que non.

C’est un élément clef dans la motivation du salarié (qu’il soit promu ou futur aspirant).

C’est une richesse pour l’entreprise qui saura faire grandir ses collaborateurs.

Les préceptes du bon sens, une fois de plus, devront être respectés pour réussir le challenge :

  • L’entreprise se gardera de confondre ancienneté et expérience dans la fonction
  • L’heureux promu veillera à garder confiance en lui et à garder la tête froide

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